Histoire

Nous avons fêté en 2011 les 450 ans de présence protestante dans la Sarthe. C’est en effet en janvier 1561 qu’a lieu au Mans la première délibération du consistoire (ce que nous appelons aujourdhui Conseil Presbytéral). La médiathèque du Mans conserve une copie dépoque du registre des délibérations de ce « consistoire ». Les assemblées, à cette époque, se tiennent d’abord, par prudence, dans des maisons particulières. Puis elles s’exposent au grand jour, en particulier sous les halles de bois qui se trouvaient sur l’actuelle place de la République. La communauté du Mans bénéficie initialement de deux pasteurs puis, après une période troublée qui voit leur départ et l’interruption temporaire du culte, l’église de Paris envoie au Mans un pasteur formé en Suisse, Pierre Merlin. Ce dernier réorganise le consistoire, qui comprend désormais, outre le pasteur, dix anciens et deux diacres. L’église réformée ne s’organise pas qu’au Mans, mais aussi dans les bourgs de Mamers, Noyen-sur-Sarthe, La Ferté[-Bernard] et Château-du-Loir.

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PETITES PAGES D’HISTOIRE

Un devoir de mémoire proposé chaque mois par O. Cahen

1/ Les deux premiers pasteurs du Mans. (janvier 1561-mars 1561)

Les assemblées des représentants des premières Églises à Poitiers en 1557 et à Paris en 1559 encouragent la formation d’autres Églises (6 en 1555…286 fin 1560) en y envoyant des pasteurs et en définissant une discipline ecclésiastique selon les critères de Calvin.

Au Mans un groupe important fait de nobles, d’élites municipales, de juristes et d’artisans constituent une Église « plantée » : sans pasteur, sous forme de réunions clandestines avec lecture de la Bible, chants de psaumes et exhortations mutuelles. En 1560 l’arrivée de deux pasteurs permet d’organiser le 1er janvier 1561 une Église « dressée », régie par un consistoire. Ce sont Henri de Salvert (formé à Poitiers et envoyé par Tours, est-il en fait Charles de Ris dit Salvert ?) et François Poinsson (ou Punisson) : après « une longue carrière en la Papauté » il s’enfuit à Genève en 1553 puis est envoyé en 1555 avec une lettre de Calvin en Poitou.

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A LIRE EGALEMENT :

LA LITURGIE

Le protestantisme.

Qu’est-ce que c’est ?

Il serait plus exact de parler des « protestantismes ». En effet, le terme recouvre une réalité diverse et complexe; il désigne les Églises et mouvements qui se réclament de la Réforme du XVIe siècle. L’appellation de « protestant » a été utilisée pour la première fois à la diète de Spire (Allemagne) en 1529, pour désigner les princes favorables à la Réforme naissante. Ceux-ci refusaient
de s’incliner devant l’Empereur qui exigeait que tous se soumettent à Rome.

Le mouvement initié par Luther n’avait pourtant pas pour but la création d’une nouvelle Église, mais cherchait à réformer l’Église catholique médiévale ; professeur d’écriture sainte et moine augustin, Luther avait découvert en étudiant l’épître aux Romains la gratuité d’un salut offert sans les oeuvres, et fort de cette conviction, s’opposait aux indulgences que le pape faisait vendre dans l’Empire pour financer la construction de St Pierre de Rome. L’interpellation qu’il lança conduisit à la rupture.

Jean Calvin appartient, lui, à la seconde génération de la Réforme; laïc, humaniste et juriste de formation, il cherche à organiser l’Église de telle sorte quelle puisse durer. L’Église Réformée de France est culturellement marquée par l’héritage calviniste, tout en ayant clairement conscience que c’est Jésus-Christ, et lui seul, qui fonde sa foi.